01.12.2008
Vietnam 21 - Les minorités nationales
A proximité de Hanoi, à Hoa Binh vers l'ouest, nous avons rendu visite à une famille d'une minorité Mong. Visite agréable, mais un peu "arrangée" pour le touristes, me semble-t-il, mais en nous déplaçant un peu dans la forêt, nous avons rencontré un autre clan familial, en train de travailler le bois pour réaliser des proues de bâteau, tout à fait authentique. J'en profite pour faire le point sur les différentes ethnies qui cohabitent dans cet immense pays qui va dépasser les 100 millions d'habitants en 2010 seulement !
Les Kinh, ethnie majoritaire représente quelque 87 % de la population totale. Plus de 54 minorités ethniques cohabitent essentiellement dans les montagnes qui couvrent presque les deux tiers du territoire.
J'emprunte à une agence de voyage "ma tonkinoise" les éléments de ce texte
Au IV e siècle avant J.C., les Yue, tribus originaires de Chine, émigrent vers le sud, le long des côtes, sous la pression des Han chinois. Ils parvinrent au delta du Fleuve Rouge, au Nord-Vietnam, en se mêlant aux populations locales, ils forment le peuple Vietnamien, ensuite, ils, descendirent vers le Sud, en livrant bataille au peuple cham.
Les Cham, localisés dans le centre du Vietnam, formèrent autrefois un puissant royaume: le Champa. Mais ce royaume, qui subit une très forte influence indienne, fût vaincu par les Vietnamiens au XV e siècle et les Cham furent massacrés en grand nombre.
Le haut pays est occupé par des ethnies très diverses. Au nord du Vietnam on rencontre d’abord, en remontant le Fleuve Rouge et ses affluents, les Thais, dont l’implantation serait la plus ancienne. Ils occupent les fonds des hautes vallées. Plus haut, entre 300 et 800 m d’altitude, vivent les Dao, puis entre 900 et 1800 m les Hmong (ou Meo), tous venus de Chine, mais à des périodes de plus en plus tardives. Les premiers pratiquent la riziculture sur brûlis, les seconds l’élevage.
Enfin, sur les arêtes des plateaux et les crêtes élevées, on trouve les Lolo, vivant de façon très rudimentaire.
Les minorités du Centre et du Sud vivent sur les hauts plateaux. A citer également les Muong, dont la langue est proche du vietnamien. Ces tribus, qui vivent sous un régime matriarcal, cultivent le riz sur brûlis et pratiquent la chasse. On retrouve certaines de ces tribus également au Cambodge et au Laos.
Il est une autre minorité importante au Vietnam, objet de maintes tensions dans l’histoire récente : celle des Hoa, les Vietnamiens d’origine chinoise. Ils seraient encore 900 000 dans l’ensemble du pays, dont 700 000 à Cholon, qu’ils fondèrent en 1778 aux portes de l’ex-Saigon. Un grand nombre d’entre eux, qui vivaient à Hanoi, à Haiphong ou au sud, ont fui le Vietnam lors de la tension sino-vietnamienne en 1978-1979.
Les Hoa sont essentiellement des commerçants de gros et de détail, peu intégrés en général, malgré une politique d’assimilation forcée au sud à partir de 1956, puis de marginalisation jusqu’à la fin des années 80. Leur exode en 1978-1979 a pendant un certain temps déstabilisé de nombreux secteurs de l’économie vietnamienne.
Dans le sud du Vietnam, se trouvent également 895 000 Vietnamiens d’origine cambodgienne, les Kho-me ou khmers krom, l’ex-Cochinchine (actuel Nam Bo) ayant été en grande partie une terre khmère.
00:39 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vietnam, minorités nationales, yue, kinhmong, hoa binh, hanoi, ethnies




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