03.07.2009

Ouzbékistan 14 - Boukhara, suite et fin

Le Palais d'été, Sitora-I-mokhi-Khosa, est situé à 5 kilomètres de la ville. Délaissé par les touristes en raison, semble-t-il, de son éloignement relatif, nous visitons cet ensemble situé dans un parc de 6 hectares Mélange d'architecture, russe et asiatique, c'est un ensemble surprenant qui comprend trois différents corps de bâtiments transformés en musée : les salles de réception et appartements d'Ali Khan, son promoteur, le palais octogonal et le harem.

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La salle blanche, (murs de gantches blanc finement ciselés et de miroirs) est impressionnante. L'entrée est ornée de niches à stalactiques représentant des vases aux fleurs multicolores. Les autres salles sont tout aussi riches. Un grand plan d'eau est situé devant le Harem. La légende dit que l'émir se plaçait dans le palais dominant le bassin pour regarder ses femmes se baignant nues et que celle qui attapait la pomme qu'il lançait avait ses faveurs pour la nuit...

 

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Depuis ce promontoire surmontant le bassin, l'émir regardait les femmes de son harem se baigner dans le bassin !

 

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...un peu d'imagination !

Dans la Mosquée Mozar Chachma Ayoub, on peut voir se symbole prouvant la présence d'un saint : un morceau de bois avec un crin de cheval flottant au vent.
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Baoutdin Naqchbandi, est un lieu de pélerinage. Pour les croyants, sa visite peut remplacer le voyage à La Mecque ;  il faut faire trois fois le tour de l'arbre dans le sens contraire des aiguilles d'une montre en faisant un voeu et en passant sous l'arbre.

 

 

 

 

 

02.07.2009

Ouzbékistan 12 - Boukhara, suite de la visite

L'ensemble Liab-I-Khaouz, nous en avons déjà parlé à propos du bassin central et de la statue du héros local Khodja Nasruddin. Le bassin (45 m sur 35) serait à l'origine d'une première expulsion, celle d'une vieille femme juive qui habitait ici et dont la maison gênait les projets d'aménagements urbains du Vizir. Celui-ci fit creuser un canal sous la maison qui, rongée par l'humidité, finit par s'écrouler.

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Un hâvre de paix et de fraîcheur au coeur de la ville de Boukhara.

La Madrasa Koukeldash est la plus ancienne et la plus imposante ; elle comprend 140 cellules sur deux niveaux.

La Madrasa Nadir-Divan-Begi présente une façade magnifique en cours de restauration avec notamment deux magnifiques oiseaux, des "simourgues" , oiseaux fantastiques au plumage bleu qui tiennent dans leurs serres une biche. On sent nettement l'influence de l'art persan dans cette façade. A l'origine se devait être un caravansérail... et aujourd'hui à nouveau les marchands du temple ont envahi les lieux ! Alors que l'espace central est occupé par les tables des restaurants, face à une scène ou se produisent orchestres, danseurs et défilés de mode, l'ensemble des "salles de classe" a été transformé en boutiques pour le plus grand plaisir des touristes.

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Influence de la Perse dans un monde islamique qui refuse les représentations humaines ou animales !

La Mosquée Magok-i-Attari construite à la place d'un temple bouddhique puis zoroastrien est aujourd'hui transformée en musée du tapis.

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Les coupoles marchandes abritent le marché local : on pouvait y pénéter par de larges portes en forme d'ogives à dos de chameaux.

La Madrasa Ouloug Beg, le prince astronome de Samarcande dont on reparlera. Sur le fronton est inscrit une pensée : "Aspirer à la connaissance est le devoir de chaque musulman et musulmane".

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La Madrasa Abdul Aziz Khan est plus récente et présente de grandes originalités, notamment la présence de poèle en faïence, nouveaux à l'époque, idée que son concepteur avait rapporté de ses voyages à Saint-Pétersbourg.

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Chor Bakr, situé à 6 kilomètres vers le sud comprend plusieurs éléments : mosquée, Kanaka pour les derviches, Medarsa et Minaret.
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Chor Minor est un curieux bâtiment à quatre minarets mais sans ouverture pour que le Muezzin puisse appeler à la prière.

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Curieux minarets sans ouverture pour permettre l'appel à la prière !

30.06.2009

Ouzbékistan 10 - Boukhara, la perle d'Asie

Certes, le nombre de villes qui sont surnommées "perle d'Asie" est impressionnant, mais Boukhara en est assurément une !

Notre hôtel Malika, est situé à proximité du centre ville appelé Liab-I-Khaouz qui est absolument magique. il s'agit d'un grand plan d'eau dont on racontera l'histoire ultérieurement, bordé de vieux mûriers datant de plus de 5 siècles. De part et d'autre du plan d'eau se dressent deux Madrasas aux façades magnifiques. Tout autour, des terrasses de cafés ou de restaurants permettent de se reposer. Au centre des oies ont élu domicile. Des enfants (et parfois même des adultes..) s'amusent à chevaucher des chameaux sculptés dans de la pierre. Le soir, tout autour du bassin, des jets d'eau apportent fraîcheur et bruits agréables.

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Khodja Nasruddin dont la sculpture borde le bassin en question est considéré ici comme un équivalent de Don Quijote ou de Robin des bois. Il s'agit d'un Derviche dont voici l'histoire : un émir de Boukhara, avare et cruel, tomba un jour dans le bassin, or il ne savait pas nager. Comme personne ne se décidait à l'aider, il promit la moitié de sa fortune à qui le sauverait. Tout le monde se précipita, mais l'émir, regrettant ses paroles, refusa toute aide, se battant, préférant mourir que de se séparer de sa fortune. Tel zZrro... Khodja Nasruddin arriva sur son âne et dit à l'émir : "regarde cette pièce que je tiens dans la main, si tu viens la chercher, elle sera à toi". L'émir si âpre au gain se débrouilla de telle façon qu'il parvint à sortir du bassin, seul, et vint chercher son dû. Khodja Nasruddin lui donna sa pièce et dit "maintenant tiens à ton tour ta promesse et offre moi la moitié de ta fortune". A contre-coeur, l'émir s'exécuta et Khodja Nasruddin décida de répartir cet argent à toute la population. C'est ainsi qu'il devint un héros local.
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Héritier d'une longue tradition de marionnetistes , les artistes présents du Strolling Puppet Theatre Zochaboz, en ce lieu, perpétuent la confection de marionnettes en papier mâché.

Ouzbékistan 9 - Sur la route de Boukhara

Il existe bien sûr de nombreuses routes de la soie, pour rejoindre Boukhara, nous allons en choisir une qui nous évite de traverser le Turkmenistan voisin. Il nous faudra rouler toute la journée pour parcourir les 500 kilomètres qui nous séparent de cette ville mythique.  500 kilomètres de désert même si nous aurons l'occasion de longer les grands réservoirs artificiels du Turkmenistan voisin après le pont de Gazachak, sur l'Amour Daria.

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Pour fixer les dunes, des plantes spéciales sont mises en place le long de la route.
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Un pont peu rassurant sur le canal !
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De l'aéroport d'Ourgench jusqu'à celui de Tachkent pour le départ, nous ne quitterons pas ce bus et ses deux sympathiques chauffeurs qui feront tout pour éviter les innombrables nids de poules !
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Arrêt toilettes sur la route.... Dur dur ! Imaginez les odeurs dans ce bloc de béton sous un soleil écrasant... En zoomant sur la photo, on peut lire qu'habituellement, il faut payer 500 sums soit un quart d'euro... mais la chaise de la dame-pipi est vide !
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Repas en plein air sur la route de Boukhara ; il existe peu de lieux capables d'accueillir des touristes. Pour des raisons d'hygiène, les crudités ont été bannies au profit des brochettes.
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Les Ouzbeks doivent encore faire un effort dans le domaine de l'environnement. Il faut reconnaître cependant que dans l'ensemble, les villes sont propres, à l'exception des toilettes publiques.

27.06.2009

Ouzbékistan 8 - Mariages, enterrements et fêtes

Chez un commerçant spécialisé dans les tapis et les suzanis (tentures murales), nous avons improvisé une démonstration d'un mariage à l'ancienne ; Sandrine en mariée, avec, puis sans bourkha, et votre serviteur ont revêtu le temps d'un défilé des vêtements de mariés pour le plus grand plaisir des membres du groupe qui se sont précipités sur leurs appareils photos pour fixer cet évenement !

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Pour le défilé, la Bourkha a été retirée... sinon, nous ne verrions rien du visage de "la mariée" !
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Une vraie mariée... sans burkha, mais...

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Les trompes et trompettes précèdent les mariés !
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Un enterrement croisé dans la rue... les hommes devant... les femmes derrière.
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Une tombe dans l'ouest du pays ; ici, on n'enterre pas les corps pour ne pas souiller la terre.