16.12.2009

Pérou-Bolivie 22, Lima, dernière étape

Nous finissons notre voyage par la visite de la capitale dans laquelle nous n'avons passé que quelques heures à l'aller. Curieuse ambiance ! Le ciel est toujours couvert et, on nous le dit, toute l'année. Certes il ne pleut presque jamais mais le taux d'humidité atteint souvent 100 % ! Temps pluvieux en apparence (le chauffeur de notre bus doit mettre les essuie-glaces), mais il ne pleut pas. Dans des guides touristiques, on trouve l'expression de "Lima la grise". La ville concentre près de la moitié de la population du pays.

La Ciudad de la Reyes (cité des rois) a été fondée en 1535 par Francisco Pizarro ; elle présente aujourd'hui une grande variété de styles avec des quartiers bien indentifiés : Miraflores, San Isidro, Barranco. les styles architrecturaux sont variés :

- le baroque colonial de la Cathédrale

- le néo-classique de style français comme le Théâtre et la place San Martin, deuxième grande place du pays après la Place d'Armes, avec la statue équestre du "Libérateur",  ,

- les style arts nouveaux et arts déco, comme la voie piétonne qui relie les deux places (la Jiron de la Union)  ou l'immeuble Courret.

lima-plaza-de-armas.jpg
Le style harmonieux de la Plaza de Armas au centre de la capitale qui, comme toutes les places d'armes, concentre les pouvoirs religieux, militaires et administratif..
Dans la Cathédrale très richement décorée, se trouve le Mausolée de Francisco Pizarro. Comme dans tout le pays, une particularité saute aux yeux dans les édifices religieux, les statues sont habillées. Des vêtements, très recherchés ,revêtent les statues des saints et des saintes et ils sont changés régulièrement. Le Christ en croix lui-même est souvent habillé... d'une jupe ou d'un jupon !
Autre bâtiment d'exception : l'église et le Monastère San Francisco dont la façade est magnifique. L'intérieur est également très intéressant avec un retable couvert à la feuille d'or et d'immenses toiles attribuées au peintre Zurbaran et à ses élèves.
san francisco.jpg
san francisco2.jpg
san francisco3.jpg
La Bibliothèque du Monastère est particulièrement intéressante.
Dernière visite importante, celle du Musée de l'or. La richesse des objets présentées est impressionnante ; bracelets, colliers, bijoux de toutes formes, masques funéraires, etc. Le Musée présente par ailleurs une collection immense d'objet liés à la guerre (épées, fusils,a rmures, casques, etc.
museo de oro.jpg
Pour notre dernière soirée au Pérou, Voyages Internationaux et l'agence réceptive ont très bien fait les choses : un dîner d'adieux dans un des plus grands restaurants de la ville dans la quartier Miraflores... au-dessus du Pacifique ! La photo des lieux parle d'elle-même !
restau.jpg
Le lendemain, l'avion nous permettra de rentrer à Paris via Caracas et chacun retournera chez lui, en Bretagne, en Loire Atlantique ou en Languedoc... la tête chargée de souvenirs !

08.12.2009

Pérou-Bolivie 21, Le Marché de Pissac

Très réputé ce marché de Pissac, bien que je trouve qu'il se dégrade au fil des années. La place centrale reste toujours aussi folklorique avec ses péruviennes multicolores vendant qui quelques légumes à même le sol, qui un verre de boisson à base de maïs fermenté, qui des chapeaux, qui des épices...... Cependant, dans les rues adjacentes, les marchands semblent vendre pour la plupart les mêmes bijoux, tissus ou bibelots.

PICT5224.JPG
pissac1.jpg
pissac2.jpg
Les deux photos précédentes du marché de Pissac ont été empruntées sur Internet, mon appareil photo étant alors hors d'usage.

07.12.2009

Pérou-Bolivie 20, Grandiose Macchu Picchu

Le clou de voyage approche ! le Macchu Picchu ! Nous faisons une partie du voyage d'approche avec notre bus, puis nous empruntons le petit train des Andes sur la partie finale du trajet. Vieux petit train fort sympathique bien que bringuebalant qui longe la rivière Urumbamba.

Npus sommes ensuite obligés comme tout visiteur de prendre les navettes qui mènent au site. Puis, on découvre l'incroyable Macchu Picchu. C'est la troisième fois que je viens ici... mais à chaque fois, c'est le même émerveillement !

Les ruines sont à cheval entre deux élévations de terrain, à 2 438 mètres d'altitude :  le Huayna Picchu, « jeune montagne » qui surplombe le site sur la plupart des photos. On peut y voir un visage humain. De l'autre côté, le Machu Picchu, « vieux sommet ». C'est cette montagne, à l'opposé du Huayna Picchu, qui a donné son nom au site. Tout autour coule la rivière Urubamba qui décrit un arc en contrebas d'une falaise de 600 mètres. Le site comprend 172 constructions s'étendent sur plus de 500 mètres de long sur 200 mètres de largeur. Le plus caractéristique est que ces maisons ont conservées leur quatre murs, seul le toit est absent d'où une curieuse impression... ces maisons étaient habitées très récemment !

137161376_e71bdb941e.jpg
PICT5245.JPG
PICT5257.JPG
C'est vrai qu'il y a beaucoup de monde !

02.12.2009

Pérou-Bolivie 19, la forteresse de Sacsayhuaman

Protégeant Cuzco et à quelques kilomètres seulement de la Place d'Armes, la forteresse de Sacsayhuaman est impressionnante à visiter. Ses murs d'enceintes sont composée de pierre énormes assemblées avec une extrême précision. Dans la ville elle-même, on peut souvent voir les soubassements des maisons de l'époque inca composées de telles pierres (dont la fameuse perre à douze angles irréguliers mais parfaitement emboîtées à ses voisines).

PICT5173.JPG
PICT5175.JPG
Alignées, mais aussi en creux angle saillant ou rentrant, les pierres sont parfaitement ajustées.
PICT5174.JPG
Sacsayhuaman signifie " faucon satisfait ", car cet oiseau veillait sur la capitale de l'empire inca. La citadelle a été construite sur une colline qui domine la ville par Pachacutec, puis par Tupac Yupanqui, Huayna Capac l'achevant. Sa construction dura 70 ans et nécessita le travail de plus de 20 000 hommes pour amener les pierres des carrières situées à 20 kilomètres de Cuzco, les tailler et les assembler. Ses murailles externes s'élèvent à plus de 9 mètres et certains de ses blocs pèsent plus de 350 tonnes.


Pérou-Bolivie 18, Cuzco la magnifique

Cuzco, ma ville préférée au Pérou, nous l'atteignons enfin. La Place d'armes au centre de la ville est très classique et ressemble à toutes les places d'armes d'Amérique latin, mais je ne sais pas expliquer pourquoi le charme opère autant ici.

cusco2.jpg
PICT5212.JPG

plaza-de-armas-de-cuzco.jpg
De jour comme de nuit, c'est un plaisir de se promener sur cette place.
La Cathédrale de l'Assomption de la Très-Sainte-Vierge, plus généralement appelée Cathédrale de l'Assomption est l'un des principaux sanctuaires catholiques de la ville. A proximité se dresse l'église de la Compagnbie de Jésus. Cet ensemble incrit au Patrimoine de l'humanité par l'Unesco est formidable à visiter ; on ne peut tout détailler ici mais citons simplement cette immense tableau représentant la Cène où les indiens peignant le tableau ont malicieusement représenté Judas... avec les traits de Pizarro, le colonisateur !

Pérou-Bolivie 17, Retour au Pérou

Après la petite escapade en Bolivie, nous retournons vers le Pérou pour poursuivre notre circuit en passant la frontière à Desaguadero. La petite ville frontalière est située du part et d'autre du rio du même nom, un pont international reliant les deux, sorte de no man's land, avec un poste frontière de part et d'autre.

Poste_frontière_desaguaderro.JPG
Sur la route de Cuzco, nous nous arrêtons dans la ville de Andahuaylillas pour visiter ce que l'on appelle communément la Chapelle sixtine du Pérou. Une admirable église dans laquelle les photos sont malheureusement interdites. Je l'illustrerai tout de même avec des photos trouvées sur Internet ! Elle est magnifique.
AndahuaylillasIglesiaCusco.jpg
Le plafond polychrome est de toute beauté.
702824-Andahuaylillas-Andahuaylillas.jpg
Au fond de l'église, le retable est particulièrement chargé dans le plus pur style baroque.
Andahuaylillas Mural1.jpg
De part et d'autres de la porte d'entrée, deux immenses fresques représentant l'une l'enfer, l'autre le paradis étaient censés frapper l'imagination des indiens que l'on voulait convertir.
PICT4768.JPG
Scène de rue... chaque fois que nous nous arrêtons, des vendeurs de rue viennent nous proposer leur productions artisanales.

24.11.2009

Pérou-Bolivie 14, Copacabana et sa vierge noire

Cette petite commune de 6.000 habitants est située entre les monts Calvario et Niño Calvario.

C'est le berceau de la civilisation Aymara et fut peuplée depuis 1300 avant J.C par la civilisation Chiripa puis par la civilisation de Tihuanaco dont nous reparlerons.

Les conquérants espagnols ont introduits ici le culte de la Vierge noire ou vierge de la Chandeleur et la Basilique de Notre Dame de Copacabana construite dès 1550. C'est le 2 février 1583, jour de la Chandeleur qu'est apparue la première fois la Vierge de Copacabana, une statue en bois sculptée par un indien nommé Tito Yupanqui. Cette statue a les traits indigènes et c'est sans doute pour cette raison qu'elle fut acceptée rapidement par la population locale.

 

copa.jpg


Le pélerinage dans ce sanctuaire de Copacabana s'est développé rapidement et fait de la ville un centre religieux important de Bolivie.

Dirigé par les Augustins depuis 1591, ceux-ci furent expulsés par Simon Bolivar en 1825 avec la proclamation de la République. Puis les Franciscains prirent en main la gestion du lieu à partir de 1851.

19.11.2009

Pérou-Bolivie 12, Titicaca, le lac des Dieux

Quinze fois la taille du Lac Léman, pour fixer les idées, ce lac Titicaca impressionne avec 176 km de longueur sur 75. On a beau être déjà à 3810 mètres d'altitude pour être précis, le lac est entouré de hautes montagnes enneigées ! "Puma de pierre" en langage aymara Titicaca serait un don des Dieux tant pour ses richesses intrinsèques (perches et  truites hélas menacées par la pollution, mais aussi les rodeaux "totora" qui pemettent la fabrication des iles flottantes, pirogues et multiples objets d'artisanat).

Bolivia-Titicaca-9.jpg
Les populations Uros vivent sur des îles flottantes composées comme leurs embarcations de roseaux. Cette photo a été trouvée sur Internet car dans ce voyage je n'ai pu personnellement me rendre sur les îles ; je m'occupais alors d'un des passagers malades, devant faire venir un médecin pour soigner des complications du "soroche", mal d'altitude, complications pouvant se porter sur les poumons.

01.10.2009

Pérou-Bolivie 11, En route vers Puno

Nous poursuivons notre montée dans les hauteurs andines pour nous diriger vers le lac Titicaca situé à 3800 mètres d'altitude. Le plus haut lac navigable au monde, dit la publicité touristique. Pour ce faire nous allons même passer par un col à 4528 mètres... ça devient sérieux (nous sommes presque à l'équivalent du sommet du Mont Blanc... sans aucune préparation !).  Faux ! Nous avons presque tous bu de la tisane de coca et même pour certain, dont votre obligé, mâché consciencieusement un paquet de feuilles de coca. Après tout, il suffit d'y croire pour que tout se passe bien.

PICT4904.JPG
PICT4892.JPG
L'infusion de feuilles de coca, seul remède contre le mal de l'altitude ?
PICT4884.JPG
A partir de 4000 mètres, on rencontre d'immenses populations de camélidés sauvages se nourissant de la "paille des Andes", cette herbe dure  qui pousse naturellement ici. Les lamas sont imposants, les alpagas plus fins, les vigognes encore plus rares... Un magnifique spectacle de la nature...
PICT4883.JPG
PICT4909.JPG
Quel que soit l'endroit le plus perdu, les péruviens savent organiser des comités d'accueil pour les touristes !
PICT4915.JPG
Les flamands roses sont également sur notre route.
PICT4928.JPG
Quelques troupeaux de moutons complètent ce tableau bucolique.




25.09.2009

Pérou-Bolivie 9, Sur le route d'Arequipa

La route pan-américaine traverse sauf erreur de ma part la quasi totalité de l'Amérique, depuis la Région de Vancouvert jusqu'à la terre de feu au sud du Chili. Nous ne l'avons empruntée que sur une petite portion (à peine plus de 1000 kilomètres), mais c'est spectaculaire. Qu'on en juge par les photos, soit de désert, soit l'inverse de vallée fertile, chaque fois qu'un fleuve vient se jeter dans le Pacifique.

PICT4722.JPG
PICT4736.JPG
PICT4740.JPG
Les plages totalement désertes s'étendent sur des milliers de kilomètres de côte, mais le courant de Humboldt refraîchit considérablement l'eau.
PICT4714.JPG
Dès qu'il est possible d'irriguer, ici un champ d'oliviers, la culture reprend son droit dans la limite de la zone irrigable.

Toutes les notes