07.11.2009

Pérou-Bolivie 13, Ils vivent sur le lac Titicaca

Après une longue interruption, je reprends le fil du compte rendu de ce voyage au Pérou et en Bolivie en incluant la dernière note publiée.

La route est encore longue pour aller d'Arequipa au Lac Titicaca et surtout, elle va encore monter pour atteindre 3900 m à Puno en passant un col à 4528 m. Il faut se ménager, consommer de la tisane de coca, ce que l'ensemble du groupe accepte de faire, sucer des bonbon à la feuille de coca ou mâcher de la feuille ce que tout le monde n'accepte pas et pourtant, la cocaïne, c'est tout autre chose. C'est fait à partir de la feuille de coca certes mais cette dernière est macérée dans du Kérosène (ce qui est peu ragoutant ! )Avant d'être blanchie... à l'eau de Javel, pour ne souligner que les grandes étapes. Mâcher de la feuille de coca, ce n'est certes pas bon mais, paraît-il énergisant.

Quinze fois la taille du Lac Léman, pour fixer les idées, ce lac Titicaca impressionne avec 176 km de longueur sur 75. On a beau être déjà à 3810 mètres d'altitude pour être précis, le lac est entouré de hautes montagnes enneigées ! "Puma de pierre" en langage aymara Titicaca serait un don des Dieux tant pour ses richesses intrinsèques (perches et  truites hélas menacées par la pollution, mais aussi les rodeaux "totora" qui pemettent la fabrication des iles flottantes, pirogues et multiples objets d'artisanat).

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Les populations Uros vivent sur des îles flottantes composées comme leurs embarcations de roseaux. Cette photo a été trouvée sur Internet car dans ce voyage je n'ai pu personnellement me rendre sur les îles ; je m'occupais alors d'un des passagers malades, devant faire venir un médecin pour soigner des complications du "soroche", mal d'altitude, complications pouvant se porter sur les poumons.

 

De forme allongée, l'île de Taquile présente a son point le plus élevé au nord, une altitude de 264 m par rapport au niveau du lac, elle présente des culture en terrasses.
L'accès à l'île est possible par trois embarcadères, le principal étant celui de Chilcano à l'ouest, ensuite il faut gravir 533 marches pour accéder à l'arche d'entrée et descendre vers la place principale. Le quai de Tialamari, près de la plage de Kollata Aco se trouve au sud de l'île, d'où l'on peut iparcourir 3 km par le centre cérémonial de Koani Pata et arriver à la place principale de l'île.
Un troisième embarcadère situé à l'est de Taquile étant le plus proche de la place dans le secteur Estancia.

 

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En pousuivant notre route vers la Bolivie, nous passons le poste frontière à Tunguyo, un endroit assez folklorique !

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Copacabana est un petite ville bolivienne située à cinq kilomètres de la frontière avec le Pérou ,chef-lieu de la province de Manco Kapac. Sa population est d'environ 6 000 habitants. Beaucoup de touristes font halte dans cette ville, notamment pour visiter l'île du soleil que l'on atteint depuis le port de la ville. Le nom très connu de cette ville provient du nom de la plus célèbre plage de Rio de Janeiro.

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L'île du Soleil est la seconde du lac Titicaca ; elle attire une faune internationale en mal se spiritualisme, notamment pour les solstices d'été et d'hiver ou les soirs de pleine Lune ! Des tours opérateurs malins surfent sur la vague du spiritualisme et de l'ésotérisme... S'ils trouvent une clientèle, ils auraient tord de s'en priver. Ceci étant, l'île présente aussi des sites touristiques intéressants à visiter.


01.10.2009

Pérou-Bolivie 11, En route vers Puno

Nous poursuivons notre montée dans les hauteurs andines pour nous diriger vers le lac Titicaca situé à 3800 mètres d'altitude. Le plus haut lac navigable au monde, dit la publicité touristique. Pour ce faire nous allons même passer par un col à 4528 mètres... ça devient sérieux (nous sommes presque à l'équivalent du sommet du Mont Blanc... sans aucune préparation !).  Faux ! Nous avons presque tous bu de la tisane de coca et même pour certain, dont votre obligé, mâché consciencieusement un paquet de feuilles de coca. Après tout, il suffit d'y croire pour que tout se passe bien.

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L'infusion de feuilles de coca, seul remède contre le mal de l'altitude ?
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A partir de 4000 mètres, on rencontre d'immenses populations de camélidés sauvages se nourissant de la "paille des Andes", cette herbe dure  qui pousse naturellement ici. Les lamas sont imposants, les alpagas plus fins, les vigognes encore plus rares... Un magnifique spectacle de la nature...
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Quel que soit l'endroit le plus perdu, les péruviens savent organiser des comités d'accueil pour les touristes !
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Les flamands roses sont également sur notre route.
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Quelques troupeaux de moutons complètent ce tableau bucolique.




29.09.2009

Pérou-Bolivie 10, Arequipa la blanche

Le climat de Lima n'est pas agréable. Le ciel est toujours couvert, le soleil perce rarement, l'humidité est extrême au point qu'il faille actionner les essuie-glaces, alors qu'il ne pleut jamais. Les colonisateurs l'ont vite compris et ont fait d'Arequipa, ville située à 1000 km au sud et à 2200 mètres d'altitude, leur ville de villégiature. Surnommée la « ville blanche » (comme Alger la blanche) non pas en raison de la couleur de la pierre utilisée le Sillar, pierre de taille d'origine volcanique mais pour la couleur de peau dominante, les populations locales ayant la peau très foncée). Arequipa vient du Quechua "Ari-que pay", qui signifie "Oui, nous restons" (sous-entendu, nous les Blancs). Un slogant associe le nom d'Arequipa au fait qu'il y ait 300 jours de soleil par an (et pratiquement aucun à Lima !).

 

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Dans le Belvédère, cette femme est habillée en costume traditionnel de son ethnie.

 

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Le Mitsi a une forme de volcan très classique !

Le Belvédère est un endroit superbe pour découvrir la ville ; les terrasses permettant de voir aussi bien les volcans qui entourent la ville que les différents quartiers de la ville elle-même. On  découvre également certaines cultures locales comme la petite papaye, le tumbo, variété de fruits de la passion, la maca sorte de navet dont on dit la farine énergisante, des cultures en terrasse ainsi que des élevages de Cuy (prononcez « couille » ! ou, en français, cochons d'Inde, mêts de choix.

 

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Un des côtés parfaitement régulier de la Place d'Armes.
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La Cathédrale de la Place d'Armes reconstruite après l'incendie de 1844, présente des éléments intéressants comme un grand orgue d'origine belge (un des plus grands d'Amérique latine) et une chaire en bois sculpté provenant de Lille qui fit scandale tant la figure du diable à la base (écrasée par la parole divine) est réaliste. Pour une raison que je n'ai pas encore identifiée, c'est une des 70 églises au monde autorisée à brandir l'étendard du Vatican !

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La croix est souvent présentée avec tous les accessoires de la Passion, ce qui est inhabituel pour nous (échelle, suaire pour essuyer le visage du Christ, etc.).


Le Couvent de Santa Catalina de Siena a été construit 40 ans à peine après l'arrivée des conquérants espagnols dès 1570. Les jeunes femmes y entrent pour y vivre une vie totalement recluse, coupée du monde par d''immenses murs d'enceinte. Les cellules sont isolées complètement bien qu'à certaines périodes, des religieuses de haute classe sociale venaient parfois avec du personnel d'accompagnement !

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De magnifiques peintures contribuent à l'éducation religieuse des novices et des nonnes.
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Un très beau lavoir collectif.

Construit en stuc de lave, le monastère mèle les styles espagnols et incas. De nombreuses peintures d'expression religieuse orne les frontons des différents bâtiments qui couvrent plus de deux hectares au coeur de la Cité. C'est une véritable ville avec ses rues (de Granada, de Cordoba, de Sevillla...).avec patios et cloîtres intérieurs, lavoir et cuisine centrales. Le couvent possède par ailleurs une impressionnante collection de tableaux de l'école dite de Cuzco (plusieurs centaines).

Arequipa est entouré par ses trois gardiens : les volcans Mitisi, Chachani et Picchu-Picchu que l'on peut voir de tout point de la ville.


Le Compagnie de Jésus. Construite durant l'année 1654, c'est une des églises les plus anciennes d'Arequipa puisqu'elle a survécu à d'importants séismes. La façade et l'autel sont de style baroque. A l'intérieur on trouve des toiles célèbres de  Bernardo Bitti, d'autres de Diego del Puente et de nombreuses peintures sculptures de l'école de Cuzco.


24.09.2009

Pérou-Bolivie 8, Le sand boarding

 

Il a fallu que je vienne au Pérou pour découvrir le sandboarding, du surf sur des dunes de sable. Il faut dire que dans certaines régions, les dunes sont impressionnantes, notamment à Huacachina, une oasis à 6 kms d'Ica. les dunes sont impressionnantes. La montée des adeptes de ce sport se fait en buggie et la descente en surfant sur le sable.

 

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Photo trouvée sur le net (je ne suis pas monté en haut de la dune pour photographier ce couple) qui fait une descente.. tranquille et non sportive ! D'autres font réellement du surf.

23.09.2009

Pérou-Bolivie 5, Ica et Nazca

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Cet alcool est- de la même famille que le Marc de Champagne ou la Grappa italienne ; son goût diffère cependant car le procédé de fabrication n'est pas le même. En France est en Italie la distillation de fait à partir des résidus du pressoir après extraction du moût. Ces résidus appelés aignes ou rebêches donc essentiellement les rafles et les peaux du raisin, sont distillés après fermentation, alors que dans le cas du Pisco, c'est la grappe entière qui est distillée avant pressage ; le goût est donc plus riche et moins vert.

Nouvelle oasis en plein désert, la vallée d'Ica essentiellement consacrée au vignoble. Si Pisco a donné son nom à l'apéritif national, c'est là, à Ica, que se fait la transformation du raisin en alcool de raisin. On remarque en traversant les belles jarres en terre cuite dans lesquelles le Pisco est conservé.

Les lignes de Nazca sont un mystère qui, comme le candélabre de Paracas (lire note ci-dessous) intriguent le monde entier. Impossible de les voir du sol. Elles ont d'ailleurs été découvertes par accident par Paul Kosok en 1939 qui survolait la région à la recherche de traces d'acqueduc ; alors, Comment faire ? Première solution, monter dans un mirador à 12 mètres due hauteur pour distinguer 3 dessins. Ces géoglyphes forment des dessins stylisés représentant souvent des animaux avec une particularité : comme un dessin exécuté sans lever le crayon ces formes sont souvent constituées d'une seule ligne dont l'arrivée rejoint le point de départ : les formes les plus connues sont le colibri , l'araignée, le chien, le lézard, l'orque ou le singe.

 

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Le singe comme un immense dessin tracé sans lever le crayon photographié à 200 mètres d'altitude environ.
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En construisant la route pan américaine, les ouvriers ne voyaient pas les lignes du sol.
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Des centaines de dessins s'étendent sur une surface de 350 km2. Les dessins mesurent de 10 à 300 mètres de longueur mais il existe aussi des lignes de 10 km de longueur. Citons aussi ces étranges lignes rectilignes et croisés qui évoquent une piste d'atterrissage d'où les rumeurs les plus folles sur d'éventuels extraterrestre ...

Parenthèse n'ayant aucun rapport avec ce voyage : Un film de Science Fiction vient de sortir et le pitch est le suivant : « Et si les extra terrestres venaient sur la Terre non pas pour nous combattre, ni pour nous aider... mais comme des réfugiés fuyant leur planète ? ». Beau sujet de réflexion, n'est-ce pas ?

De toutes les hypothèses émises, aucune ne me semble vraiment convaincante :

  • chemin pour processions incantatoires pour appeler la pluie ; efforts gigantesques pour appeler la pluie dans une région où ils savaient parfaitement depuis des siècles qu'il ne pleut que deus jours par an !

  • calendrier agricole pour se souvenir de l'ordre des travaux agricoles ; il existait déjà des méthodes infiniment plus simples !

  • Les lignes correspondent aux solstices d'hiver et d'été ; sauf qu'il y a mille ans, les solstices étaient différents !

  • Toutes les dessins pointeraient vers la naissance de sources souterraines ; même remarque que précédemment ; pourquoi dessiner un singe de plusieurs centaines de mètres pour signifier « l'eau se trouve là » ?

 

29.08.2009

Les hortillonages d'Amiens

A Amiens, au coeur de la capitale picarde, on doit visiter in site exceptionnel : les hortillonages. Constitué de 300 hectares de terres cultivées, sillonnées par des petits canaux ce site a été construit à l'époque romaine sur d'anciens marais. "Hortus en latin signifie jardin et o donné le mot horticulture par exemple.

Répartis sur les communes d'Amiens, Rivery, Camon et Longueau, ces 300 hectares de terres alluviales constituent un site privilégié pour la culture maraîchère. Un sous-sol argileux, recouvert d'un mélange de limons et de tourbe déposés par le fleuve Somme donne une terre extrêmement fertile et riche permettant plusieurs récoltes par an.

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La visite des hortillonage doit se faire dans des barques à cornet (le côté relevé pour ne pas endommager les rives fragiles).
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Au début du XXème siècle, un millier de maraîchers, les Hortillons, vivaient de la culture des légumes et des fruits dans les Hortillonnages. Chaque hortillon accède à sa propre parcelle de terre par des petits canaux appelés "les rieux"; il se déplace dans une barque longue d'une dizaine de mètres - le "batieu".

Radis, choux-fleurs, navets, laitues, poireaux, artichauts auxquels il faut ajouter cassis, groseilles et même melons, constituent la production de ces terres "bénies des dieux".

Aujourd'hui, ils ne sont plus que sept hortillons exploitant une trentaine d'hectares, le reste étant compposé de terrains de loisirs qui se louent et se vendent comme d'autres biens immobiliers.




Parc ornythologique du Marquenterre

Dans la Baie de Somme, à Saint-Quentin-en-Tourmont, on peut visiter un parc magnifique au coeur des 3000 ha de la Réserve Naturelle de la Baie de Somme. Il s'agit d'un Parc ornythologique sert d'aires de repos pour les populations d'oiseaux migrants. Remarquablement organisé, il est possible d'observer les oiseaux à partir de poste spécialement aménagés pour ne pas déranger les oiseaux. En voici quelques images.

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Un des quinze postes d'observation.

Eglise Saint-Vulfran d'Abbeville

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De passage à Abbeville, j'en profite pour montrer deux photos de cette très belle église.
Extraits de l'office de tourisme : La collégiale fut édifiée au fond d'une vallée au sol marécageux qui se situe, à l'époque, tout à côté d'un bras de la Sommme. Commencée en 1488, la construction fut arrêtée en 1539 faute de ressources suffisantes.  Bien que non achevée, celle-ci est un des plus remarquables monuments de style gothique flamboyant, s'alliant ici très harmonieusement au portail central Renaissance.
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28.08.2009

Dans les caves de champagne...

A Reims ou à Epernay, il est possible de visiter des centaines de kilomètres de caves où sont entreposées les précieuses bouteilles de Champagne. En ces journées de fortes chaleur, c'est un délice de descendre dans ses caves taillées dans la craie où la température est constante et ne dépasse jamais 10 degrés !

A l'origine, ce sont les Romains qui ont creusé ce que l'on appelle des crayères pour obtenir des blocs de pierre calcaire permettant de construire monuments et maisons. Nous avons visité les caves du Champagne Pommery au Château dit des crayères où la veuve Pommery (son mari n'a vécu que deux ans après la création de la maison) a fait agrandir ces crayères gallo-romaines et a fait creuser des allées pour les relier entre elles. C'est là que des millions de bouteilles reposent sur lattes (couchées et capsulées) en attendant trois années au moins avant d'être préparées pour la commercialisation.

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Le château n'est pas particulièrement joli, mais à l'intérieur, un foudre magnifiquement décoré nous accueille... signé Emile Gallé !
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Petit cours sur la fabrication du champagne. On presse le raison à la vendange pour en extraire le jus. Celui-ci fermente 8 à 10 jours sous l'action des ferments naturels qui transforment le sucre en alcool... cela donne du vin blanc que l'on laisse reposer quelques mois. les particules diverses décantent et forme une boue au fond de la cuve. Le gaz carbonique dégagé pendant la fermentation permet au vin de ne pas s'oxyder, pour faire court.
Au printemps suivant, on tire le vin clair et l'on ajoute à nouveau du sucre et des ferments et on met en bouteille capsulée pour déclencher une seconde fermentation dans la bouteille. Le gaz carbonique, prisonnier de la bouteille, se dilue dans le vin : c'est la prise de mousse. Ensuite, les enzymes et ferments meurent et forment un léger dépôt dans la bouteille, dépôt qu'il faut faire descendre vers le goulot, c'est le remuage. Enfin on emprisonne ce dépôt dans un glaçon en trempant le goulot dans une préparation glacée. On ouvre la capsule la pression expulse le glaçon, c'est le dégorgement. On ajoute ensuite un peu de vin sucré ... et quelques secrets... on parle d'un soupçon de cognac...pour compléter le remplissage de la bouteille et on place enfin le bouchon définitif, le muselet et l'habillage de la bouteille. Facile, non ?
A tout seigneur tout honneur, Champagne de Champagne certes, mais Crémant de Bourgogne ou d'Alsace, Blanquette de Limoux ou Clairette de Die... la méthode champenoise, pour faire un vin effervescent, ne diffère pas fondamentalement... les "champagnes" californiens ou vietnamiens le savent bien !






 

La Chapelle Foujita de Reims

Peintre japonais de l'école de Paris, Léonard Foujita (1886-1968), a connu une illumination mysthique (!) dans la Basilique Saint-Rémi à Reims. A la suite de cela, il décida de construire une chapelle dans cette même ville avec l'aide de deux sponsors, le célèbre René Lalou et Françoise Taittinger, veuve du créateur de la marque de champagne.

Il se fit baptiser à la Cathédrale de Reims le 14 octobre 1959 et dessina les plans de la Chapelle à partir de 1965. Pour les fresques, Foujita a choisi la technique difficile de peinture sur enduit frais qui ne permet aucune erreur. Cela à 80 ans !

Le résultat est assez étrange : un mélange de mysticisme et de scènes purement religieuses, la représentation des sept péchés capitaux, mais aussi la représentation de son épouse ou de ses généreux donateurs. La chapelle a été achevée le 1er octobre 1966 et remise à la Ville de Reims le 18 octobre 1966.

Depuis, les cendres de Foujita et de son épouse ont été placées dans la chapelle.

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La prise de photographies est interdite dans la chapelle pour des raisons de droits d'auteurs... mais comme les photos existent sur Internet, en voici deux permettant aux lecteurs de ce blog de se faire une idée du style de l'artiste. Les vitraux ont été réalisés par un maître verrier rémois, Charles Marcq.
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